01 juin 2018

mon actualité/Billy the Kid and Coe

Billy the Kid and Coe

farwest

 

En dessins appliqués, d'après des photos de l'époque, j'ai fait les portraits de Billy the Kid, de Calamity Jane, de Wild Bill Hickok, de Butch Cassidy, de Georges Amstrong Custer, de Buffalo Bill, de Red Cloud, de Sitting Bull, de Géronimo, de Chef Joseph, de Garfield ( il n'y a pas de photos de Crazy Horse qui a toujours refusé de poser pour le photographe au visage pale de peur qu'il ne lui vole son ombre. )

Des bandits, des hors-la-loi, des renégats, des shérifs aux gâchettes sensibles, des justiciers, de fins tireurs, des Sioux, des Cheyennes, des Apaches, des squaws apeurées, des tuniques bleues, des éclaireurs, des Sudistes et des Nordistes, des traités de paix, des déclarations de guerre, des batailles de Little Big Horn, un Grand Sachem, des chasseurs de bisons, des mustangs indomptables, des chariots de conquête de l'ouest, des chercheurs d'or, des attaques de banques, des diligences, des trains poursuivis, il y a tout ça dans la cour de l'école de la République des années cinquante dans ce pays de France fraîchement sauvés de la Germanie par les Ricains ( dit le chanteur ) Les légendes de l'Ouest américain accompagnent nos chevauchées fantastiques autour des platanes de Monument Valley jusqu'à ce que le coup de sifflet du Maître stoppe le western et rallume les lumières. Fin de la récrée !

Billy the Kid aurait été vu dernièrement à Santa Fe, à Parkland, à Sutherland Springs, à Las Végas, à Orlando, à Paris.

voir sur mon site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mai 2018

Le petit peuple de Sally

Le petit peuple de Sally

Sally

Pendant que nous dormons, le petit peuple de Sally Pignet avance. Hommes, femmes et enfants marchent. Ils migrent, transhument, se déplacent, fuient, décampent, déménagent silencieusement. Les dieux qui les ont pétris leurs ont promis une terre qu'ils pourront/devront cultiver pour gagner le ciel.

Sally les accueille au sortir des camps ou fraîchement débarqués sur une plage ou franchissant un col, une frontière virtuelle. Ceux là sont miraculeusement sauvés, libérés, vivants, ce sont les plus costauds, ils vont tenter de reconstruire une vie possible, pour cela ils nous demandent asile provisoire. Sally reprend le pétrissage défectueux des dieux, refait des humains en prenant pour modèles ses propres histoires d'exode. Sally, crânement, utilise le même matériau que les dieux : la terre, l'argile molle à laquelle on peut, en ajoutant et retranchant inlassablement, donner presque toutes les formes et qui sera à la fin durcie à haute température. Presque toutes les formes, car en attendant, Sally doit toutefois renoncer aux trop fines envolées de la matière, qu'une armature cachée soutiendrait mais qui menacerait la solidité de l’œuvre pendant la cuisson. Le poids de l'argile, l'attraction terrestre demande du socle à l'artiste, la terre attire la terre, la contrainte de la gravité l'oblige à faire les jambes courtes et les chaussures énormes.

Et de ce fait le petit peuple de Sally ne peut plus bouger, les jambes sont trop lourdes, les semelles immenses collent à la boue du chemin. Comme l'homme qui marche d'Alberto Giacometti qui a aussi des pieds démesurés, ses migrants sont immobilisés, pétrifiés, statufiés. Pour reprendre la route et au bout redevenir libres ils devront échapper à la gravité et seul l'artiste peut organiser leur évasion, leur accorder de nouveau le mouvement. Ou au contraire, comme Michel Ange, il peut déposer son burin et sa massette et ne pas terminer la taille, ne pas libérer ses esclaves de leur bloc de marbre.

Selon Francis Ponge : " la fonction de l'artiste est fort claire : il doit ouvrir un atelier et y prendre le monde en réparation, par fragments, comme il lui vient "

Le petit peuple de Sally ne demande qu'à repartir et à grandir. Déjà, dans ses dernières créations, des oiseaux se sont posés sur les épaules de quelques-uns de ses protégés, une végétation d'argile enlace quelques-autres, autant de signes d'élévation, une tour de Babel qui plairait beaucoup à Ferdinand Cheval se hausse vers le ciel et là haut, sur la passerelle du paquebot-hôtel de Cerbère qui va gagner le grand large , ils sont une multitude agitant leurs mains.

L'expo au Frigo à Albi est terminée. Ce qui reste du petit peuple fragile de Sally repose dans le papier bulle et les cartons. Le voyage immobile se poursuivra lors d'une prochaine installation.

 

 

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16 mai 2018

D1

 

Je fais mon cinéma ...

 

 

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30 avr. 2018

hommage à la truffe

Art contemporain au village

Georg Baselitz est un artiste contemporain allemand très connu qui pratique la peinture ( il est célèbre pour présenter ses toiles... à l'envers ! lors de ses expositions ) la gravure et aussi la sculpture, le plus souvent sur bois : voici ce qu'en dit Vincent Zonca en novembre 2011 :

 

 

Faire violence à la matière et à la sculpture : ainsi pourrait se définir la démarche menée par l’artiste allemand au cours de ces trente dernières années. Car c’est à la tronçonneuse, à coups de hache et de ciseau, que Georg Baselitz attaque le bois, le violente et le mutile, afin de représenter corps et visages. Une prise de risque maximale, où la moindre erreur, le moindre dévoiement du trait ou de l’entaille, peut briser l’œuvre à tout instant : « Une fois que vous avez attaqué le bois, vous ne pouvez plus reculer, ce qui est coupé est coupé » dit-il. Fatalité et violence du geste artistique, donc. Né en Saxe, en 1938, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Georg Baselitz fut tout d’abord peintre et graveur. Ce n’est qu’à l’âge de quarante ans qu’il se lance dans la sculpture. Il va alors renouveler progressivement et profondément l’art sculptural d’après-guerre par une dénudation radicale de son langage. C’est que Georg Baselitz provoque et refuse toute élégance dans le traitement de la matière : travaillant uniquement le bois – et le bois brut, il sculpte et taille grâce à des instruments habituellement destinés à détruire ou à découper/rationaliser le bois, qu’il rehausse ensuite vaguement par quelques rapides aplats de peinture brute et aux couleurs minimales (couleurs primaires, plus le noir et le blanc).

 

Georg Baselitz a un disciple en Occitanie en la personne de Yves Caumard, dont l'une des œuvres, la plus inspirée, est installée au centre de notre village, sur la grande place de Villeneuve-sur-Vère !

 

Passionné par la taille et la formation des arbres, Yves Caumard manie aussi bien la tronçonneuse que le couteau à greffer ou le sécateur. Il avoue partager son temps entre ses trois passions, les arbres, truffiers ou non, le karaté et le camping-car. Aujourd'hui, fort de son expérience, il est membre du syndicat de la truffe de Lalbenque et de celui du Tarn. Yves aime établir la comparaison entre la taille des arbres et le karaté, ancré sur le tatami, les pieds étant les racines ; les jambes, le tronc ; le corps, la charpentière et les bras, les branches latérales.Toujours autant passionné par la nature, en particulier par les arbres, truffiers ou fruitiers, mais aussi le jardinage, Yves Caumard vient de récolter, dans son jardin extraordinaire, une tomate cœur-de-bœuf aux caractéristiques impressionnantes : 1,620 kg sur la balance pour 65 centimètres de circonférence. Cette tomate, comme les autres ayant mûri parmi les 80 pieds plantés par Yves, a bénéficié d'un traitement de faveur, sans aucun produit chimique, nourrie de terreau, de fumier, de paille et de 250 litres de purin d'orties fermentés pendant quatre semaines, puis enfouis dans la terre.Toujours en quête de performances, Yves Caumard avait déjà établi un record personnel il y a trois ans, avec une pomme de 1 336 grammes, fruit de sa science de la taille des fruitiers. Son secret résiderait donc dans sa façon de tailler ou d'élaguer les arbres… et les pieds de tomates. ( La Dépêche du Midi )

 

Baselitz Caumard

 

Même matériau de départ donc pour Yves Caumard et Georg Baselitz : une belle pièce de bois brut, même outil fumant : la tronçonneuse pétaradante qui ne pardonne pas la maladresse : la truffe énorme réalisée par Yves pour sacrer Villeneuve-sur-Vère capitale du très recherché champignon ascomycète estomycorhizien est d'une belle taille et vu le prix du gramme à la dernière foire, doit valoir son pesant d'or noir ! Encore un record pour le Lalbenquois !

Au delà de ces choix, la démarche des deux sculpteurs est la même, infiniment contemporaine par sa simplicité : la pièce de bois, du chêne, j'espère, pour Yves Caumard, choisi pour sa longévité, sa résistance aux intempéries et pour le remercier d'abriter entre ses racines la précieuses truffe, est dégrossie à la tronçonneuse pour en faire non pas une boule parfaite mais une sorte de loupe à laquelle seule la nature peut donner une forme aussi pleinement organique, puis la chaîne de l'engin vient en rayer la surface donnant une équivalence de texture avec la croute du célèbre champignon sous-terrain. Enfin le goudron viendra installer le noir si profond qui le caractérise et le nomme ! Le socle de bois et de pierre sur lequel l'objet est installé et qui le sacralise et en fait une œuvre d'Art expressionniste autant que primitive, pourrait être plus haut à mon avis pour lui ajouter encore plus de majesté .

 

Je pense que nombreux sont les passants qui ne voient en cette gentille évocation de bois qu'un pense bête pour ne pas oublier la date annuelle de notre foire à la truffe ( premier dimanche de février ) et j'espère que désormais, lecture faite de ma modeste prose, ils seront légions à reconnaître le talent de l'artiste.

 

 

 

 

 

 

 

20 avr. 2018

escargot senestre

Avis de recherche

De la famille des gastropodes ou gastéropodes

( de gastero = estomac et de podos = pied )

l'escargot commun de nos jardins est littéralement un estomac sur pied

protégé par une coquille calcaire enroulée en hélice

Cette coquille quand on la regarde depuis l'apex ( sommet )

s'enroule vers l'embouchure dans le sens des aiguilles d'une montre

on dit que cette coquille est dextre ( droite )

c'est le cas pour tous les escargots terrestres !

 

Dans la famille des gastropodes ou gastéropodes l'hélicilogue amateur que je suis recherche :

un escargot senestre :

le très très rare spécimen :

( 1 sur des milliers ! 1 sur des millions ! peut être un seul ! Peut être une légende ! … )

( car qui a vu le Gaucher ? Le Roi des escargots ! l'Hélix Senestre ! ( de sinister = gauche )

l'Unique ! L'Introuvable ! Dont la coquille, quand on la considère depuis le sommet, l'apex,

s'enroule vers l'embouchure, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre !

 

escargot-senestre( à gauche escargot dextre, à droite magnifique spécimen senestre ! )

 

( quand les montres avaient des aiguilles ! Et que ces aiguilles tournaient dans le sens des aiguilles d'une montre )

Cet escargot est l'exception sur toute la planète !

On pourrait effectivement penser que les escargots de l'hémisphère sud sont tous senestres ! Ce n'est nullement le cas !

(on pourrait alors se demander comment s'enroulent les coquilles de ceux vivant proche de l'équateur en Équateur ?)

Il n'y a pas non plus de liens établis entre cette anomalie et le sens de rotation de l'écoulement des eaux dans les éviers et les lavabos dans les deux hémisphères, ni avec les enroulements hautement stratégiques des escaliers en colimaçon médiévaux ou plus contemporains.

On a le Graal que l'on peut ! J'ai peut être le vôtre dans mes collections insolites que troquerais volontiers contre :

ce très très rare spécimen :

( 1 sur des milliers ! 1 sur des millions ! peut être un seul ! Peut être une légende ! … )

( car qui a vu le Gaucher ? Le Roi des escargots ! l'Hélix Senestre ! ( de sinister = gauche )

l'Unique ! L'Introuvable escargot senestre

dont la coquille, quand on la considère depuis le sommet, l'apex,

s'enroule vers l'embouchure, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre !

Merci de considérer avec attention à la moindre averse les allées et les bas-côtés et de soulever cet été les tuiles oubliées au jardin !

 

 

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13 avr. 2018

Ernest Daider

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Collioure, square Caloni, été 1980

Le petit homme regarde mes tableaux avec attention. Il a pourtant l'air d'un pêcheur d’anchois avec son béret vissé sur sa tête, son pantalon retroussé et sa clope au coin de la bouche. Les catalans d'ici, d'habitude ne s'intéressent guère à nos aquarelles, ils n' aiment pas beaucoup les peintres, les artistes, ils marcheraient même sur nos sous-verres posées au sol en attente d'installation sur nos chevalets de campagne instables.

Comment leurs grands-parents ont-ils accueilli Matisse et Derain venus ici en 1905 inventer le Fauvisme sur la plage du Boramar et tant d'autres depuis appliqués à peindre leurs catalanes colorées aujourd'hui en cales sèches définitives ?

Le petit homme dit qu'il fait des peintures lui aussi et qu'il regarde bien parce que ça lui apprend ! Il dit n'avoir jamais essayé l'aquarelle parce que c'est très difficile, le meilleur c'est Julien Py pour l'aquarelle.

Julien Py, le vieux râleur à la tête d'aigle, je le connais bien, nous nous sommes battus en duel, au pinceau ! Il disait vouloir me donner une leçon, je lui ai tenu tête ! La leçon d'aquarelle, je l'ai prise et de belle manière ! J'ai gardé la pochade qu'il m'a dédicacée en échange de la mienne !

aquarelle ok

Le petit homme m'invite chez lui pour voir ses peintures, rue Saint Sébastien, dans les ruelles hautes de Collioure. La maison est pleine de ses œuvres : dans chaque pièce, du sol au plafond ! Il a résolu les problème de perspective, de premiers ou derniers plans de manière originale : il creuse ses personnages dans un bloc de plâtre ( le plâtre, le ciment il connaît, il vient de prendre sa retraite de maçon, il montre le tampon de meilleur ouvrier de France, il est né en 1906 et depuis le début du siècle, il en a vu passer des artistes et la couleur c'est bigrement contagieux ! ) et il les peint avec des couleurs follement gaies et une émouvante fraîcheur d'enfant ! C'est la fête à Collioure, le bal sous les platanes place de la République, on entend la sardane ! Il y a 186 danseurs ! Il raconte qu'il y a toujours un couillon qui vérifie et qui découvre qu'il en manque 2 : Ernest indique malicieusement qu'ils sont derrière le platane, bien sûr !

Sur les étagères il y a des albums avec toutes les photos de tous ses bas-reliefs, il est connu et vendu dans le monde entier, Il y a aussi les livres sur la peinture naïve, il est dans les livres, il cite de mémoire le numéro de sa page dans chacun d'eux !

Je monte souvent chez Ernest, en haut du village. Chaque fois, il fait un flan, il affirme modestement : les flans, je les fait bons ! Il descend sur le port regarder les peintres, nous discutons, il raconte sa première expo à Paris ( galerie Mazarine, place des Vosges ? ) et combien il s'est senti insulté la première fois qu'il s'est entendu qualifié de naïf ! Je fais des photos. Il ne veut pas poser pour un portrait à l'aquarelle, je travaillerais d'après mes diapos. Il tient à me donner un tableau, je trouve l'échange bien disproportionné !

Quand je reviens, au printemps suivant, mon portrait dans un carton, sous le bras, je trouve sa porte définitivement close.

Julien Py est représenté au Musée de Collioure, c'est justice. Mais sa ville à oublié Ernest Daider ! Ernest est également pratiquement introuvable sur internet qui connaît tout, qui sait tout ! Ernest est mentionné dans la collection Max Fourny au Musée d'Art Naïf de Vicq-en-Île-de-France, dans la collection Anatole Jakovsky du Musée d'Art Naïf de Nice et dans celle du Château de Gourdon au nord de Grasse, mais pas une seule bonne photo ne figure sur les pages consultées !

Aurais-je rêvé ?

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06 avr. 2018

chien rouge + chute envol

 j'avais une dizaine d'années il me semble

mon père me montrait Paris, sa ville,

 nous allions de monuments en monuments

 de musées en musées

 au pas de course mais on les a tous vus

 enfin les plus illustres à cette époque

 celui de l'Homme, les Invalides avec le tombeau de Napoléon

 Carnavalet, Grévin, Versailles, etc

 au Louvre j'ai vu la Joconde bien sûr, la Vénus de Milo

 et la Victoire de Samothrace au sommet de son grand escalier

 

victoire

j'ai peint une série de cartons pour parler d'elle

je mets toujours en introduction une manière de poème :

chute et l'envol

parvenue nue au sommet du grand escalier Daru

soulevée par un formidable déluge

sa barque de marbre gris de Rodhes échouée là

la victoire déploie ses ailes de pierre symétriques

29 tonnes hauteur 5,57 mètres envergure 2,50 mètres hauteur

après hésitations celles de l'homme volant depuis la tour Eiffel

se jette dans le vide

qui fouillera sa tombe dans 1000 ans

lui permettre de revoir le soleil de Samothrace

le lièvre insolite la fuite est son quotidien

embarque

le vol

Cet hiver j'ai peint une série de cartons évoquant Pompéï et l'irruption du Vésuve, la ville est peuplée de centors, ( G, 8 ans, l'écrit comme ça, j'ai adopté son orthographe, avec sa permission )

ça flambe, le rouge domine !

Ça s'appelle CHIEN ROUGE ( on a moulé le corps d'un chien dans un creux funeste laissé par les cendres )

CHIEN ROUGE

Mimoun soldat de Marathon

bétail immobile chien rouge courir Mimoun courir soldat de Marathon femmes bras au ciel petit centor de Lupertz couronné chimères tortes monstres tors reviennent de chasses imbéciles fiers de leurs maigres érections se haussent et trônent sur de lourdes enclumes dorées burlesques podiums socles saugrenus rois sans bras veillés par les corneilles sibylles ciel rouge ciel noir plafond bas rien ne bouge barques vides

les cendres d'un vésuve hirsute recouvrent leurs banquets pour quinze siècles

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On peut en voir plus sur mon site : http://jacques-trouve.odexpo.com 

ou ici à l'atelier, si vous passez par nous : 26 chemin de Rouquette 81130 Villeneuve sur Vère 05 63 56 87 43

 

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30 mars 2018

Ohé !

Ohé !

bateau bouteille

En mars 2014 j'ai lancé depuis la plage une bouteille à la mer, comme un naufragé sur une île déserte, j'ai rédigé un billet d'humeur ( de bonne humeur ) sur l'expo de Patrick Laroche à Rignac sur mon blog nouveau objetsperdus

Patrick Laroche a répondu pour préciser quelque peu sa démarche, des amis communs s'en sont mêlés, des retours, des échanges, ça partait bien !

J'ai fait pendant les premiers temps feu de tous bois : des commentaires d'expos pour donner envie d'aller les voir, des fiches expos pour partager mes expériences, des sujets syndicaux sur nos droits et nos devoirs de plasticiens, des plaidoyers en faveur de l'art contemporain ou de l'art brut, des évocations particulières de 14/18 ou du Tour de France, etc

Il y a eut Charlie, Sivens, j'ai osé quelques pages presque politiques, regonflé par Floréal Roméro comme au temps de mes vingts berges ! J'ai aussi quelquefois bouché des trous avec un poème ou une photo insolite …

Une poignée de fans s'est tout de même abonnée à mes salades

Et puis devant le silence de la mer j'ai commencé à renoncer

Et même si j'ai croisé quelques amis qui me disaient être lecteurs réguliers

j'ai souvent pensé que ma bouteille ne s'échouait jamais sur l'autre rivage !

 

 

Mais bon, aujourd'hui ça repart !

alors pour me prouver que vous existez bien, là bas, de l'autre côté de mon écran

et que vous avez ramassé mes flacons sur la plage

merci de me laisser vos commentaires,

vos suggestions, vos critiques !

directement sur le blog, au pied de mes articles

merci de vous abonner nombreux !

afin que j'envahisse régulièrement vos boîtes mails de mes coups de cœur ou de blues !

vous êtes ici 2

quelques choses à voir / photos / images / bons points / billets d'humeur / textes choisis articles indéfinis / compléments d'objets / art et manières / toutes choses bonnes à dire / mots plus hauts que d'autres / occasions perdues de se taire

bienvenue sur

objets perdus

blog d'humeurs et cabinet de curiosités

entrez libres !

 

 

 

 

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24 mars 2018

Georges Peignard

j'ai fait un beau voyage

Georges Peignard

j'ai fait un beau voyage dans le temps et dans l'espace dans l'univers si particulier de Georges Peignard, sculpteur de bois et d'os, rouilleur de métal et peintre au brou de noix pour donner le maximum de sépia à son imaginaire

mon petit conseil de visite : regarder la vidéo sur le net en mode silence pour voir son atelier, découvrir son feuilleton East End, avant d'aller voir son installation à l'Espace Écureuil, doucement, lentement, sans lire au préalable le texte de présentation, se raconter des histoires, ajouter des images du chocolat Pupier

et enfin puis s'instruire des intentions de l'artiste si besoin en écoutant son propos dans la vidéo proposée

jamais déçu toujours agréablement surpris par les choix de Sylvie Corroler à l'Espace Écureuil de Toulouse

Georges Peignard, l'entaille de Humbolt

Fondation d'entreprise espace écureuil pour l'art contemporain 3 place du Capitole à Toulouse

du 6 mars au 28 avril 2018

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22 mars 2018

révolution mai 68

 

révolution

( un poème de Jacques Prévert que j'ai écrit moi même en mai 68 )

réveil mao

encercler l'ennemi sans faire de bruit

à contre jour à contre cœur

agiter avant de s’en servir

puis marcher sur Paris

en chantant au coin des provinces

les berceuses rouges des faubourgs

frapper ou sonner selon le cas

aux portes de la ville

faire peur au concierge

ne pas réveiller les enfants

demander à un agent la place centrale

et l’hôtel de ville

semer la panique et l’indignation

dans les rues traversées

faire courir des bruits inquiétants

dans les autres

ne pas dépasser les doses prescrites

penser à sa pauvre mère

parvenu au cœur de l’objectif

demander le silence et un micro

parler à la foule de choses et d’autres

de la pluie et du beau temps qui est revenu

répondre gracieusement aux aclamations

défendre la veuve et l’orphelin

tenir les siens en liesse

promettre un aérogare et des commodités

puis courir aux Tuileries en wagon plombé

séquestrer le roi le petit mitron

la boulangère et les écus

ne pas oublier de crier vive le roi

et encore le roi boit

le soir venu sortir un peu dans les jardins

être poli avec la reine mère

ne pas marcher sur les pelouses

songer à prendre du pain et éteindre le gaz

s’endormir très tard en héros et sans chemise

mettre son réveil pour huit heures

ne pas avaler

le lendemain songer à proclamer la république

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