15 juin 2015

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

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Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

René CHAR

Recueil : "Fureur et mystère"

Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme ! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.

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30 mai 2015

signes diacritiques

carte CSAA

De la disparition des signes diacritiques

Combien d'entres nous pensent aujourd'hui, en toute bonne foi, qu'il n'est pas nécessaire d'accentuer les Majuscules dans l'écriture d'un texte en bon français ? 

Combien d'entres nous vont même jusqu'à penser qu'il ne faut pas accentuer les Majuscules dans l'écriture d'un texte en bon français ? Les accents aigus,* les accents graves,* les circonflexes,* le tréma et la cédille sont chaque jour exclus de l'écrit de notre belle langue quand ils sont associés aux Majuscules ! Pour d'obscures raisons de gain de place, d'alignement et de fragilité ! (des notions datant de l'âge du plomb !) Les couronnes royales que sont, pour nos Capitales, les accents et les trémas et les médailles que sont les Cédilles disparaissent dans les caniveaux de la négligence !

Les signes diacritiques* de notre langue, qu'ils soient suscrits ou souscrits, disparaissent, quand ils doivent modifier les Majuscules !

(entre parenthèses, personnellement je mets toujours une Majuscule au mot Majuscule)

*Un (signe) diacritique (du grec diacritikós, « qui distingue ») est un signe accompagnant une lettre. Le diacritique est facile : il peut être placé au-dessus de la lettre (diacritique suscrit), au-dessous (diacritique souscrit), dans ou à travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circonscrit).

Pourtant, dès les débuts de l'imprimerie, les imprimeurs s'efforcent de graver et de reproduire les signes diacritiques tels qu'ils apparaissent dans les manuscrits. La bible de Gutenberg les reproduit. La pratique tendant à ne pas indiquer les accents sur les majuscules et les capitales trouve sa source dans l'utilisation de caractères de plomb à taille fixe en imprimerie. La hauteur d'une capitale accentuée étant supérieure, la solution était alors, soit de graver des caractères spéciaux pour les capitales accentuées en diminuant la hauteur de la lettre, soit de mettre l'accent après la lettre (diacritique adscrit), soit simplement de ne pas mettre l'accent.

Sur les 26 lettres que comporte notre alphabet pas moins de 6 sont concernées par ces ablations regrettables !  Soit plus de 23% ! C'est énorme ! Mais on connaît le sort réservé aux minorités : les autres lettres s'en fouttent et ridiculisent à l'occasion de soirées déguisées les A, E, I, O, U, le C et le J en se coiffant d'accents de pacotille ou en s'affublant de pâles imitations de cédilles !

 Je suis personnellement bien place pour deplorer la disparition dramatique  de l’accent aigu sur les capitales d’imprimerie !  Á l'appel de mon nom sous la prononciation "Trouve Jacques" je me suis toujours efforce de garder le silence tout en effectuant de la tete un travelling circulaire à la recherche de l'individu au patronyme si proche du mien ampute de son accent terminal !

Le problème est grave ! Tout ceci fait mauvaise impression !

L’utilité des accents, qu’ils soient aigus, plus graves ou complètement circonflexes, est incontestable ! Leur absence modifie le sens, perturbe la lecture, installe la fadeur et le ridicule : exemple :

Sous les hues des manifestants indignes,

Alain Juppe et Jose Bove inaugurent le Palais des Congres

 

Essayez de prononcer ceci sans les accents : 

« les théiers ont été étêtés cet été, évitez-les »

« les theiers ont ete etetes cet ete, evitez-les »

 

Sans les accents, pourrait-on :

Démêler les blés versés

Etêter les détestées tsé-tsé

Déserter les délégués entêtés

Repêcher les défénestrés désespérés

Dépêcher les thés éthérés réservés

Zébrer d’une épée excédée les névés écrémés

Préserver les récrés déjetées

Vénérer les fées zélées et fêlées

Fêter les pépés ébréchés

Créer des bébés hébétés et redressés

Décréter des étés effrénés ?

 

Voici la position de l'Académie Française concernant  l'accentuation des Majuscules :

Il convient d’observer qu’en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur. Il en va de même pour le tréma et la cédille.

On veillera donc, en bonne typographie, mais aussi dans nos textes manuscrits ou dactylographiés, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme Le Bon Usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc, dans un souci de clarté et de correction."

Et puisqu’il faut mettre les points sur les i, nous devons ajouter le tréma à la liste déjà trop longue des espèces en voie de disparition :

Anais et Maité, naives saigas du Zaire, restent héroiques et coites sous la coitte, pendant le coit

C’est incompréhensible ! On dirait un Haïku inouï dit par un samouraï haïtien !

 

Et la Cédille !

Lors de leurs fiankailles à Montlukon, Frankois, makon remplakant les fakades

à Macon, et Frankoise, sa fiancée nikoise, sont soupkonnés d'avoir conku un garkon !

Pub !

Pour tous vos traités vos récits, vos romans, vos correspondances

Pour tous vos écrits Utilisez des cédilles de qualité !

Adoptez la cédille "la Française" ! Exigez la marque " la Française" !

Depuis Alençon jusqu'à Besançon

Une cédille à l'hameçon

Adoucit les discours

De Montluçon à Rocamadour !

 

(Les cédilles "la Française" sont d'excellentes cédilles, très douces, mais sans trop. Pas trop mouillées, pas du tout glissantes ! En même temps, la cédille "la Française" n'est pas une cédille qui accroche, qui raye ! C'est une cédille qui produit un son sss parfait, bien français,  pas un vilain son zzz !)

 

Il faut bien mettre l’accent sur le fait que ces espèces sont réellement menacées d’extinction. Le nombre d’individus actuellement recensés est trop faible pour espérer un repeuplement et un plan de réintroduction constitue l'ultime solution ! Nous devons demander avec force au Président de la République d'en inscrire très prochainement  le projet sur son agenda ! Le choix devra se porter sur des spécimens sauvages. Pas question d’introduire dans notre belle langue des accents d’élevage pâles et maladifs ou des accents étrangers. Il faut dès maintenant rassurer les populations d’usagers qui s’inquiètent : contrairement aux idées reçues l’accent aigu n’est pas méchant ! S’il pique, c’est uniquement pour se défendre !

L’accent grave est grave, c’est indéniable, (amèrement, procès, excès, abcès, lèpre, décès) mais je voudrais vous y voir, il peut aussi être gai et broute-en-train comme dans “chèvre”  par exemple.

Quant à l'accent circonflexe, (pas d'accent grave sur circonflexe !) il est, sans contexte, un toit, une protection précieuse, comme dans château, par exemple, ou encore dans   : gîte, voûte, geôle, tôle, théâtre …et  hôpital !

Bien que, selon les rectifications de l'orthographe de 1990, on puisse quelquefois supprimer l'accent circonflexe sur le i et le u !  sauf dans jeûne, , mûr et sûr, dans certaines formes du verbe croître ainsi que dans les terminaisons verbales du passé simple et du subjonctif.

Effectivement, depuis 90, la théorie selon laquelle l'accent circonflexe du mot  cime serait tombé dans l'abîme, n'a plus cours ! Une  nouvelle enquête est ouverte : Où est passé l'accent que la cime n'a jamais eut ? Il est là, sur le e de enquête !

On met un couvercle sur la boîte, un toit sur le château, sur l'hôtel, sur l'hôpital, mais celui du chalet a été emporté par une avalanche !

Et même s'il est absent du mot chapeau, quand il pleut dans un texte, le lecteur désemparé est bien heureux de pouvoir se mettre au sec et au chaud sous l’abri salutaire que constitue l’accent circonflexe qu'il y a sur le mot  tête !

(Il y a longtemps, Robinson Crusoé  put s’abriter du soleil et de la pluie sous celui de son île.)

 

Mes chers compatriotes francophones et francophiles

Nous ne sommes plus seuls !

Il y quelques semaine a été créé le CSA A

le Comité de Sauvegarde de l’Accent Aigu de l’Accent Grave, de l’Accent Circonflexe, du Tréma et de la Cédille

Je serai heureux de remettre une carte de membre concerné gratuite aux personnes qui me présenteront une pièce d'identité justificative !

 

À la question : quelles actions pouvons-nous mener ? le CSAA  répond :

1 Dans un premier temps  signer notre pétition !

Laquelle sera prochainement adressée à diverses personnalités directement concernées : Messieurs Jose Bove et Alain Juppe, déjà cités,

Messieurs Jean-Jacques Sempe, Christophe Mahe, Denis Podalydes, Julien Dore, Gilbert Montagne,  Stephane Mallarme, Jean Jaures, Gaston Coute, Louis de Funes, Leo Ferre, Jean Luc Melanchon, etc.

Mesdames Clementine Celarie, Aurelie Coute, Tatiana Trouve et Rika Zarai

 

Par contre les ayant-droit de Mr Georges Clemenceau regrettent de ne pouvoir s'associer directement à notre combat, (ils nous signalent  que leur nom ne prend pas d'accent  aigu) et nous assurent toutefois de leur soutien !

Clemenceau s'écrit bien sans accent aigu sur le premier « e », même si la prononciation [klemãso:] est habituelle et non [klɘmãso:].

Á cette occasion quelques mots qui ne prennent pas d'accent mais dont on prononce le e en é ou è !

celer , credo , diesel , edelweiss, gangrener, papeterie , penalty , pedigree , peseta , placebo , repartie, repartir (distribuer) , revolver , trompeter , vilenie

2 Que vous soyez concernés ou simplement sympathisants vous pouvez dès maintenant agir pour participer au sauvetage des signes diacritiques associés aux capitales en utilisant et en faisant connaître les principaux raccourcis des claviers AZERTY

Á

Alt 181

È

Alt 212

Â

Alt 182

Alt 0200

À

Alt 183

É

Alt 144

Ç

Alt 128

Alt 0201

Alt 0199

Ë

Alt 0203

Alt 0128

Ê

Alt 0202

3 Vous pouvez faire un don de signe diacritique ! Vous acceptez que vos signes diacritiques soient prélevés pour être greffés à d'autres noms après votre décès ? Il vous est demandé d’informer vos proches de cette décision. C’est la démarche recommandée. La carte de donneur constitue ensuite une trace de votre accord. Elle peut aussi vous aider à consolider votre engagement ou à en discuter. Mais soyez en sûrs, la carte de donneur ne peut donc en aucun cas remplacer une conversation avec vos proches.

4 Vous pouvez aussi adopter un accent ! Ou un tréma ! Ou une cédille ! L’adoption, c’est la rencontre de deux histoires. C’est aussi une histoire à écrire avant l’accueil du signe diacritique choisi et ensuite au quotidien, avec lui. Une histoire d’amour et de patience. Les démarches entreprises chaque année par de très nombreuses personnes peuvent parfois être complexes à réaliser et à vivre. Pour que votre volonté de vous composer un nouveau nom parfaitement accentué se concrétise dans les meilleures conditions possibles, il est impératif d’être bien informé et préparé aux réalités de l’adoption. Et à partir de là une nouvelle existence s'offrira à vous ! Comme Monsieur COÇU, chef de gare à Alençon dont la vie a été bienheureusement bouleversée par l'adoption d'une cédille !

 

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05 mai 2015

Marie Claude

Croquis

Mariclaude-ok

 

Marie Claude fait des collages

les collages de Marie Claude lui ressemblent

comme elle, ils sont colorés et joyeux !

mais discrets toutefois, ils parlent à voix basse, il faut leur prêter l'oreille

ils ont de fréquents fous rires

ils sont dissipés !

Ils habitent près de la Butte aux Cailles

ils ont leurs habitudes au Sélect ( qui ne l'est pas ) à Montparnasse.

Ils ne cachent pas ce qu'ils doivent à François Dilasser

Ils sont une "écriture" et ils ont  pu annoncer, en temps voulu,

la maladie, le désarroi.

Marie Claude fait (faisait) des collages.

Voir : album "les collages de Marie Claude"

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23 avr. 2015

Les Impressionnistes

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Les Impressionnistes (une chronique de René Gauguin)

Les Impressionnistes, au début, (on est vers 1860) (ils ne s'appellent pas encore les Impressionnistes) ils veulent faire des paysages !

En réaction contre la toute nouvelle société industrielle, contre la ville ! Ils veulent retourner à la Nature !

Jusque là, le paysage, les peintres, ils le font à l'atelier : ils préparent les couleurs : ils mélangent les pigments et les huiles (chacun sa recette !) Ils enferment la peinture dans des pots de verre ou des vessies de porc ! Ils installent des toiles immenses sur des grands chevalets à roulettes et à manivelle.

Auparavant ils ont fait dehors des croquis, des aquarelles, ils font des paysages d'après ces "notes". Ça donne des représentations de la nature plus ou moins idéalisées !

Et ils font des paysages dans le fond d'une scène, derrière les personnages, derrière le portrait, ils ne font pas vraiment du paysage pour faire du paysage.

Il y en a bien quelques uns qui ont essayé, qui sont sortis, qui se sont installés dans la nature avec un matériel possible : Daubigny, Millet, Corot, Rousseau, à Barbizon, en forêt de Fontainebleau, à partir de 1825.

Les Impressionnistes, au début, (on est vers 1860) (ils ne s'appellent pas encore les Impressionnistes) ils veulent faire des paysages et ils veulent que ça ressemble !

Il faut dire que l'on vient d'inventer la photographie : (1826 : Niepce, 1839 : Daguerre) et bientôt la photographie en couleurs  (1861)

Les peintres veulent montrer que la peinture n'est pas morte et même, qu'ils peuvent faire mieux que les photographes !

Le mieux, pour faire ressemblant,  c'est de se mettre devant le paysage et de bien regarder !

Le paysage, on le trouve où ? À la campagne, bien sûr !

Donc il faut quitter Paris pour la campagne, la mer !

Ça tombe bien, depuis peu, c'est nouveau, il ya des trains qui partent des grandes gares pour aller à la campagne et à la mer ! Ils ont  beau vouloir réagir contre la société industrielle, les peintres prennent le train !

Il faut, pour prendre le train, un matériel léger et peu encombrant :

On invente pour eux :

-- le chevalet de campagne, léger et pliable

(Il est au catalogue Goupil et Cie en 1857)

-- le tube de couleurs en 1841

John Goffe Rand, un américain, se fait voler l'invention par Winsor et Newton et par Lefranc qui n'est pas encore un Bourgeois et qui l'équipe d'un bouchon vissé en 1859.

De plus, autre invention importante : un certain Chevreul a écrit un traité très scientifique sur la couleur en 1839.

Les Impressionnistes, au début, (on est vers 1860) (ils ne s'appellent pas encore les Impressionnistes) descendent du train de bon matin à Chatou, Argenteuil, Deauville, Honfleur, etc. et se mettent à la recherche du sujet, du motif et quand ils l'on trouvé ils s'installent !

Le soleil, lui, luit ! Il fait son bouleau de soleil, le soleil : lever à l'est, zénith, coucher à l'ouest ! Et les ombres tournent, s'éclaircissent à midi, foncent le soir !

Les Impressionnistes, (ils ne s'appellent pas encore les Impressionnistes) s'aperçoivent que dans les ombres tout n'est pas noir !

(Ils vont d'ailleurs jeter leurs tubes de noir !)

Mais le temps de s'en apercevoir les couleurs ont changé ! Passe un nuage, arrive une averse !

Ils ne s'en sortent pas très bien !

Ils aimeraient avoir le temps et toujours le beau temps ! Alors ils se dépêchent !

En plus, le dernier train vers Paris c'est à 19h37 !

Les Impressionnistes,  (ils ne s'appellent pas encore les Impressionnistes) confrontés au temps qui passe, font de la peinture contre la montre !

Pour tenter de résoudre le problème, Monet, qui lui, habite dans le paysage, à Giverny, (il s'en fout des horaires des trains) installe plusieurs toiles dans son jardin et se déplace d'heure en heure de toile en toile !

Mais au bout du compte, le beau projet de faire "que ça ressemble" tombe à l'eau, dans la Seine, dans la Marne !

Ils voulaient faire vrai, peindre objectivement, ils vont progressivement laisser aux photographes la mission de "copier" le paysage et vont s'occuper d'autres choses que de ce que voient les yeux :

Héritiers du mouvement impressionniste, Van Gogh va s'occuper de traduire par la couleur "les terribles passions humaines", Gauguin ira chercher ce qu'il nous reste de "primitif" et Cézanne va reconstruire, charpenter, maçonner la peinture …

Les Impressionnistes c'est : Monet, Manet, Pissaro, Berthe Morisot, Degas, Renoir,

Guillaumin, Caillebotte, Seurat, Gauguin, Bazille, Cézanne, Sisley.

Au début, les Impressionnistes, on ne les appelle pas les Impressionnistes :

Monet se lève de bonne heure un matin de 1872 et se paye en quelques minutes un lever de soleil sur le port du Havre ! Il le trouve si peu réaliste qu'il le titre: "Impression, soleil levant"

Lors de l'exposition des impressionnistes, la première, en 1874  (chez Nadar, un photographe !) Louis Leroy, journaliste au Charivari, se moque du tableau et de tous les autres et baptise ironiquement le groupe du surnom qui fera recette : "les Impressionnistes" !

 

LE PLIANT OK

On peut toutefois regretter que l'invention du pliant en fil d'acier galvanisé et dessus toile commercialisé par Manufrance Saint-Étienne ne soit survenu qu'en 1952 car elle aurait permis aux Impressionnistes un repos salutaire dans leurs longues journées d'observation du paysage et, élément non négligeable, une vision plus proche du sol de leur sujet de prédilection.

 

 

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09 avr. 2015

Prenez garde à la peinture

les tubes

Prenez garde à la peinture ...

Lien vers une série pour parler du métier de peintre
tel qu'on l'imagine le plus souvent :
les pinceaux, le chevalet, la palette, la toile ...
Une démarche pas moins contemporaine
puisque celle de Lucian Freud, Balthus, David Hockney

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28 mars 2015

Élysée Reclus

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Élysée Reclus pensait ceci en 1885

Qu'en pensons-nous ?

 

Clarens, Vaud, 26 septembre 1885.

Compagnons,

Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c'est abdiquer : nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c'est être dupe : c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c'est évoquer la trahison : Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.

N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.

Je vous salue de tout cœur, compagnons.  Élisée Reclus.

 

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14 mars 2015

Tous artistes

Munch

Tous artistes !

État des lieux : il y a le Grand Livre, l'Histoire de l'Art avec tous les Grands-Peintres-Disparus et l'un des plus grands de tous a même une expression liée à son nom : quand certains ne comprennent pas une œuvre, ils disent : “c'est du Picasso !”

Il y a les Derniers-Géants, les Artistes-Contemporains, les Plasticiens, les Performeurs, les Artistes-Multimédia, les Artistes-Français, les Indépendants, les Peintres-Officiels-de-la-Marine, les Amis-des-Arts-d'Albi, les Peintres-du-Dimanche, ceux de la Semaine, les Figuratifs, les Abstraits, les Non-Figuratifs, les Naïfs, les Artbrutistes, les Singuliers, les Célèbres-Connus-Chers, les Inconnus, les Méconnus.

On parle du sens de la couleur, de possibilités, de potentiels, de talent et même de dons et de génie !

Il y a ceux qui veulent devenir Grands, ceux qui se considèrent comme tels, ceux qui participent aux courses de peintres et qui obtiennent des médailles, ceux qui s'en fichent, ceux qui copient sur le voisin, ceux qui singent, ceux qui inventent, ceux qui en vivent, ceux qui en meurent.

Et dans les Galeries, les Expos, les Monstrations, les Exhibitions, devant les Installations, pendant les Évènements, les Performances, les Biennales, les Triennales, les Rencontres, les Printemps des Sociétés-des-Beaux-Arts, des Salons annuels du Collectif, de l'Amicale, du Cercle, lors des Portes-Ouvertes des Écoles, des Ateliers, des Palettes, il y a ceux qui s'alignent, qui piétinent, qui font la queue, qui suivent, qui vont voir ce qu'il faut voir, qui regardent et qui admirent.

Il y aurait aussi, autre distinguo,  les amateurs et les professionnels :

Amateur : le mot vient du verbe aimer ! Il désigne celui qui aime ! Celui qui s'adonne à une activité, artistique, sportive, pour le plaisir, sans en faire profession. De là à en conclure qu'il le fait moins bien que le professionnel, imparfaitement, qu'il manque de compétences et d'application, il n'y a qu'un pas ! C'est le sens de la réponse de Manet auquel Gauguin, qui n'a pas encore tout lâché pour se consacrer à la peinture, précise son statut d'amateur : “Monsieur Gauguin, il n'y a d'amateurs que les mauvais peintres !”

Professionnel : celui qui fait profession de son art ! Qui en tire un revenu ! Et ceci dès lors qu'il en tire un premier euro ! Et qui aussi, par opposition à l'amateur, est censé exercer cette activité avec un vrai métier, un maximum de compétences et d'application !

L'Art est partout ! Les files d'attente devant les expos sont interminables ! Et tout le monde pratique ! Enfin presque !

Statistiques du Ministère de la Culture en 2008 : 3 Français sur 5 (61%) n’ont jamais fait l’expérience de la fréquentation d’une galerie d’art au cours de leur vie. La proportion est très proche en ce qui concerne celle des expositions de photographie (64%).

Annuellement : 15% des français visitent les expositions de photographie, 15% visitent les galeries d'art, 9% les musées d'art moderne et contemporain.

La pratique amateur du dessin touche 14% de la population française de 15 ans et plus.

Celle de la peinture/sculpture/gravure : 9%.

Celle relevant de la création graphique/ordinateur : 9%. 

Celle de la poterie/céramique/artisanat : 4%.

Il y a donc la foule immense de ceux qui n'entrent jamais voir, pas le temps, pas les moyens, pas le désir, pas l'occasion, pas le courage, pas pour eux.

Bon ! Allez ! Tout d'abord on apprend tous* à dessiner ! C'est possible ! On peut apprendre à dessiner (et à peindre) comme on peut apprendre à lire et à écrire !

Voir : Proposition n°1 : va falloir… apprendre à dessiner !

*bien sûr, on peut aussi opter pour un autre art ! Ce qui est possible avec le dessin doit bien l'être avec la musique, l'écriture, le théâtre…

Je sais (j'ai essayé!) que l'on peut convaincre chacun, par l'expérience, qu'il possède le même potentiel créatif que n'importe quel “artisse”, que tous bien sûr n'en feront pas le même œuvre, (il y aura toujours des Picasso, des Léonard, des Michel-Ange) mais au moins tous sauront ce qu'est cette drôle de manie préhistorique et en tireront d'indicibles plaisirs et d'incroyables enrichissements ! Et à partir de là, si la Grande Ignorance recule, les Artisses pourront de moins en moins faire les malins, certains vont commencer à avoir le vertige sur leurs fragiles piédestaux !

Et pour donner confiance, pour décoincer les fameux potentiels créatifs, pour montrer aux plus récalcitrants que c'est possible, qu'il suffit de s'y mettre, on irait, proposition n°2, frapper aux carreaux de quelques "arbrutistes" (l'expression est d'Alain Pauzié) aux portes des singuliers pour qui il n'y a ni bons ni mauvais dessins, ni croûtes ni chefs-d'oeuvre, pour lesquels il n'y a que nécessité ! A visiter d'urgence : le Palais Idéal de Ferdinand Cheval, le Manège de Pierre Avezard et la Fabuloserie, la Collection de l'Art Brut à Lausane, le Site de la Création Franche à Bègles, la Maison Picassiette à Chartres, etc.

 

Judith ScotCi dessus, un "emballage" de Judith Scot

 

Voir : Regards Éblouis

Slogans pour une “nouvelle révolution culturelle” : Tous artistes ! Anartistes ! (Marcel Duchamp) Volez l'Art aux artistes ! J'en fais autant ! C'est beau de copier ! Pour un monde de Bruts ! Soyons Naïfs !

Une culture artistique véritable, la lecture d'une vraie histoire de l'art, “discipline qui a pour objet l'étude des œuvres dans l'histoire, et du sens qu'elles peuvent prendre, qui étudie également les conditions de création des artistes, la reconnaissance du fait artistique par le public, ainsi que le contexte spirituel, culturel, anthropologique, idéologique et théorique, économique et social de l'artdevrait utilement parachever le tableau !

Je n'invente rien, Marcel Duchamp, André Breton et les Surréalistes*, Joseph Beuys* et  son idée de “sculpture sociale” et d'autres ont prôné cette idée du “tous artistes” :

*En s'appuyant sur Lautréamont pour qui « la poésie peut être faite par tous. Non par un », les surréalistes prônent une désacralisation et une démocratisation de la fonction artistique. L'artiste n'apparaît plus comme un personnage sacré, exceptionnellement doué pour son activité. L'art doit descendre de son piédestal pour investir la vie de tous les jours. Chaque homme, chaque femme, possède des virtualités créatrices entravées par la société mais qui ne demandent qu'à être mise au jour. Breton définit clairement ce qu'a été l'objectif du surréalisme : " Le propre du surréalisme est d'avoir proclamé l'égalité totale de tous les êtres humains normaux devant le message sublimal, d'avoir constamment soutenu que ce message constitue un patrimoine commun dont il ne tient qu'à chacun de revendiquer sa part et qui doit à tout prix cesser très prochainement d'être tenu pour l'apanage de quelques-uns. Tous les hommes, dis-je, toutes les femmes méritent de se convaincre de l'absolue possibilité pour eux-mêmes de recourir à volonté à ce langage qui n'a rien de surnaturel et qui est le véhicule même, pour tous et pour chacun de la révélation. Il est indispensable pour cela qu'ils reviennent sur la conception étroite, erronée de telles vocations particulières qu'elles soient artistiques ou médianimiques" 

*"Chaque homme est un artiste " Beuys dit que cette thèse est sa contribution à l'histoire de l'art, et qu'il poursuit le travail de Duchamp, quand celui-ci a décrété n'importe quel objet oeuvre d'art . Cette affirmation est la base du travail social de Beuys, qu'il appelle " sculpture sociale ".

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2015

anniversaire objetsperdus

anniversaire

c'est l'anniversaire (le premier) de

objetsperdus

blog d'humeurs et cabinet de curiosités

(Pascale Drivière a réalisé la religieuse d'anniversaire ci dessus)

 

 

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07 mars 2015

Photocopieur

photographier

Photocopieur !

C'est une belle expo. L'émotion est au rendez-vous. Et j'apprends plein de choses. Je ferais bien quelques photos. Pour fixer l'instant. Pour mémoire. Le travail des autres, ainés célèbres ou collègues inspirés, m'enrichit toujours.

Mais !... Un petit macaron autocollant représentant un appareil photo barré d'une croix rouge et impérative m'indique clairement que les prises de vues ne sont hélas pas autorisées !

Je ne vais pas jouer les paparazzis, je demande poliment, je justifie mon projet, j'explique, j'argumente, je ne vais bien sûr pas “utiliser” les images prises à des fins mercantiles, commerciales, je ne vais pas copier non plus, je sais que ce n'est pas beau de copier !

En même temps je cite quelques grands copieurs de l'histoire de l'Art : Vincent Van Gogh qui “refait” une bonne vingtaine de Millet, Picasso qui “se paye” le déjeuner sur l'herbe de Manet, etc.

Bon, c'est non, ils ne veulent pas !

Ils disent que je peux leur piquer l'“idée” ! Entre nous, je l'ai vue, l'“idée” ! Je n'ai pas besoin de mon Canon pour la retenir ! Je dis bien que c'est pour “consommation personnelle”, pour mon petit musée intérieur, ça ressortira forcément dans mon travail d'une façon ou d'une autre, mais malaxé, digéré, passé au moulin à légumes de mon cerveau ! Ou bien ça ne laissera aucune trace, ce sera oublié.

Et puis, bon, c'est exposé, non ? C'est donné à voir ! Quand j'expose une peinture quelque part je sais bien qu'elle ne m'appartient plus vraiment, elle devient libre, elle quitte l'atelier pour vivre sa vie dans le regard de ceux qui me font le plaisir de la contempler ! Quand je suis de l'autre côté, quand j'expose, j'autorise les photos. Je demande quelques fois à quel usage sont destinés les clichés mais j'autorise. Quitte à faire valoir mon droit réservé de reproduction en cas d'abus.

Bon, c'est non, ils ne veulent pas.

Je passe la vitesse supérieure, je déballe mes boîtes de cirage, je dis que finalement c'est plutôt flatteur d'être pris en photo par un admirateur, d'être publié sur un blog perso visité par des milliers d'internautes, je dis que ne manquerais pas de citer le nom de “l'artisse”, que ça va lui faire une belle pub ! Je vais même jusqu'à expliquer que le pillage, voire même le vol, sont de véritables actes d'amour et d'admiration !

Bon, c'est non, ils ne veulent pas !

Et les textes ! Que disent les textes ?

Ils disent, en gros, que le responsable de l’entrée des personnes dans un lieu ouvert au public et/ou le propriétaire (privé ou organisme public) de ce lieu peut restreindre ou interdire le droit d’y photographier. Ces restrictions ou interdictions sont tout à fait légales et peuvent se justifier pour des raisons diverses : tranquillité d’un spectacle, respect des personnes, protection d’œuvres d’art (exemple : interdiction d’utiliser le flash dans un musée), etc.

D'autre part, le ministère de la Culture et de la Communication publie une charte des bonnes pratiques photographiques dans les musées et les monuments nationaux, qui décline en 5 articles les engagements réciproques entre les établissements et les visiteurs-photographes.

Bon là, c'est non, ils ne veulent pas !

Et si j'achète le tableau, j'aurais le droit de le photographier ?

Je pourrais en faire ce que je veux ? Je pourrais le découper, le brûler ?

Bon, là je vais trop loin ! Ma question pose question !

Je renonce. Apparemment ! Et, faux-cul, je révise mon “il est interdit d'interdire” et je déclenche discrètement, à la volée. Je vole une image !

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25 févr. 2015

Floréal Roméro

Floréal

Rencontre

Il faut descendre. Cap au sud ! Descendre déjà jusqu'au bout de l'Espagne. Contourner Madrid, traverser les vastes plaines de la Mancha et au fond de l'Andalousie, freiner juste à temps pour ne pas se heurter aux remparts de Malaga. Et enfin quitter la route et descendre par une piste bossue et pentue surplombant des ravins d'oliviers rangés comme des fantassins à l'appel, qui se tordent de rire et lèvent les branches au ciel en signe de bienvenue ! Un panneau ironique propose de limiter sa vitesse à 40km/h ! On descend le chemin vers la Finca des Arenalejos, vers le vert intense des vergers d'avocatiers, d'orangers et de chérimoliers. L'eau descend avec nous, les chiens gardent les précieux canaux et les réserves.

Ceux qui vivent là ont jeté la clef !

L'homme est toujours très légèrement penché vers l'avant, vers nous, les mains mobiles et ouvertes, le sourire bien accroché. La voix claire, trainant un reste d'accent savoyard, des yeux de gamin dissipé, il nous regarde, il écoute, rare ! Ses mots à lui sont simples, spontanés, il connaît son sujet, il parle de l'anarchie et il prononce le mot avec gourmandise ! Ses parents l'ont trempé dans le bouillon libertaire dès sa venue au pire des mondes, son prénom choisi dans le calendrier républicain de 1792 en témoigne. Il parle d'un anarchisme écologiste en découpant une orange douce avec son canif. Il décrit sans romantisme un monde nouveau, il évoque les moyens patients d'y parvenir, en “doublure” du système capitalisme actuel, pour au bout du compte le remplacer.

Floréal Roméro présente Murray Bookchin*, militant et essayiste écologiste libertaire (1921-2006) et pense comme lui que l'homme peut apprendre à correctement gérer la planète dès lors qu'il cessera d'exploiter son prochain. Bookchin imagine pour cela la création de communautés vivables parce que réduites, capables d'une gestion des affaires publiques à échelle humaine, il parle de municipalisme libertaire, de communes. Il dit aussi : “il faut choisir, se reposer ou être libre !”

Et Floréal Roméro ne se repose pas ! Entre déplorer ou agir, il choisit : il taille ses orangers, cueille ses avocats, sert des galettes bretonnes, écrit des livres et prépare un lendemain : pour répondre à la question (que je ne manque pas de poser chaque fois que se termine une soirée refaire-le-monde) : “quand est-ce qu'on commence ?” il lance un appel, il propose une réunion internationale, rien de moins ! On peut lire son appel sur “populaction.com” ou “puissance-plume” (entre autres) 

*Avec Vincent Gerber, Floral M.Roméro publie : “Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale”

Collection “les précurseurs de la décroissance” chez “ le passager clandestin” éditeur

 Il devrait venir présenter le livre prochainement par ici.

 

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