13 nov. 2019

nager

être un poisson au dos pommelé

de l'eau troubler les reflets de lac vert

accoster jeter l'encre dans un hôtel de canicule blanche

habiter une île une presqu'île une presqu'elle

un grain de beauté/de sable

verbe la rouille de mon voyage

danse sous les étoiles

des constellations de la louve et de la renarde

du bout de mon aile nageoire

comme un oiseau sauvage

rassembler abolir le temps divisé

(voir la série)

 

les étoiles (1)

 

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10 avr. 2019

mon actualité : le Puy de Dôme

la montagne fière

( à chacun son Mont Fuji ... )

à l'horizon de mes genoux couronnés
le Puy est le sein d'une femme endormie
que j'escalade contre la montre
chaque juillet de Tour de France

lien vers mon site

IMG_2794

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07 mars 2019

mon actualité ( équilibres antiques )

équilibres antiques

« Dans le tissu du poème doit se trouver un nombre égal de tunnels dérobés, de chambres d'harmonie, ainsi que d'éléments futurs, de havres au soleil, de pistes captieuses et d'existants s'entr’appelant. Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre. Et un ordre insurgé. » 

René Char ̎  Sur la poésie ̎ 

je viens, sur les conseils de René Char, de poser sur des cartons une série nouvelle d'assemblages, fortuits, bleus et roses, équilibres antiques, naufrages partiels, où une corneille, oiseau barbare, ailes dérisoires décrochées, traverse la mer sous un plafond bas et assemble des roulettes ridicules aux zincs des héros de l'Aéropostale.

au-delà de cette ligne de flottaison, le jour se lève, captif, rescapé.

tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud2

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27 févr. 2019

chute et l'envol, Sophie Bach

Chute et l’envol

 

visuel villemur

à la rencontre des images de Jacques Trouvé

( voir lien vers le site ici )

Donner des ailes

Ce qui est figuré nous renvoie au mythe, celui d’Icare, jeune homme grisé par l’irrépressible désir de s’élever. Icare dont les ailes furent brûlées par la chaleur de l’astre solaire, puni peut-être, enivré certainement, par la lumière et l’altitude. Raison perdue. Ce corps ailé se profile ici au féminin et coudoie une autre figure familière, le torse dressé de La Victoire de Samothrace. Le frottement de ces deux figures issues d’un lointain passé donne déjà le ton. Ce qui se joue ici est duel, résolument, suspendu, vibrionnant.

Cette aventure fébrile du mouvement, de la lumière et de la chaleur, l’artiste Jacques Trouvé nous la raconte en l’engageant sur son terrain, celui de la peinture, pour faire apparaître non pas tant une solution qu’une manière de suspendre (pour reprendre une formule de l’historienne de l’art Rosalind Krauss)

Détacher

Les éléments de ce corps ailé sont tout à la fois associés et détachés comme le sont les supports que l’on peut rapprocher ou disjoindre à loisir. Jacques Trouvé travaille sur des plaques de carton qu’il assemble au moment de l’accrochage. Sur le mur il dispose, il distribue les ailes, oriente les corps. Cet exercice déjà, défait les repères, nie la gravité. Ces associations de surfaces sont donc modulables, et si l’on devine les limites de cette combinatoire, ce dispositif ouvre ostensiblement la voie à la déclinaison et à la variation, c’est un mode opératoire qui exprime à lui seul une forme de liberté.

Ce sont aussi les formes qui se détachent du fond, ou est-ce l’inverse? Il est aussi difficile de distinguer le dessous du dessus que de situer le haut et le bas parfois, l’artiste procède par couches successives de peinture acrylique, des strates qui affleurent par endroit sous un badigeon pressé.

Décliner

L’usage d’un pochoir permet la reproduction à l’envi de cette silhouette dépourvue de tête et de bras, de ses ailes aussi. Lorsque les teintes se font terreuses, l’image des mains préhistoriques inscrites en négatif sur la paroi rocheuse nous reviennent à l’esprit, nous rappellent combien ce geste de marquage et de masquage est ancien, primitif.

Le pochoir, surface évidée que l’on peut déplacer, renverser, inverser, autorise à la fois la répétition et la variation. Cette matrice formelle dépouillerait la forme de toute profondeur, la réduisant à l’état de silhouette, si elle n’était relayée par la couleur, qui lui redonne chair. Le sensible, le chaotique, sont livrés nus, instables mais contenu dans cet espace délimité par le pochoir, comme s’il nous était donné de le voir à travers une petite fenêtre.

En suspens

Jacques Trouvé, par ses choix (l’exercice de la variation, l’usage de motifs identifiables mais changeants, le déploiement en série), nous livre des images en train de se faire. S’astreindre à des contraintes formelles (usage du pochoir, format rectangulaire du support, palette formelle et chromatique restreinte) libère l’expression. Ainsi avons-nous, face à ces images, la sensation d’assister à un exercice d’improvisation, rythmé, pulsatile.

Cette miraculeuse soudaineté de production que nous ressentons est réjouissante et illusoire.Cette illusion est rendue possible par l’introduction d’un désordre dans la couleur et la gestuelle, une inquiétude enthousiaste qui laisse penser que l’image jaillit sans effort, spontanément équilibrée et juste ( les propos en italique sont empruntés à Friedrich Nietzsche dans son ouvrage Humain, trop humain).

Sophie Bach

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31 oct. 2018

mon actualité, je musse ...

Je musse ...

blanches

 

Ces derniers temps je repense à l'expo d'Aline Zanini, ses collages trottent dans ma tête, sa démarche me séduit finalement et j'en accepte l'influence : je découpe une de mes peintures sur carton en plusieurs rectangles que je recouvre partiellement d'une ou plusieurs couches plus ou moins opaques d'un beau blanc mat !

Comme elle, je couvre, je recouvre, je musse ! ( j'aime bien ce mot que je viens de découvrir ) Je cache, donc ...

Je me dis que je planque, que j'occulte, je dissimule, je masque, je voile, je tais, je perds, je supprime, je fais disparaître, j’enfouis, j’ensevelis, j’engloutis et par là j'abandonne, je délaisse, je désavoue !

Bon, quelque fois je ne fais qu'atténuer, dissiper, ennuager, embuer, brumer, embrumer, estomper, atténuer, brouillarder, enfumer, adoucir, satiner …

Tout de même, je badigeonne, je blanchis, je maquille, je farde, je blanchois, je décolore, je chaule, je blêmis, je pâlis, je délave !

Mais n'est-ce pas aussi vêtir, revêtir, habiller, nipper, envelopper, abriter, protéger et en même temps endimancher, parer ! ... Mes couches, mes strates sont si légères, aériennes, éthérées, arachnéennes, minces, menues, subtiles, fines, presque invisibles !

À travers elles, on devine, on perçoit, on aperçoit, on voit, on discerne, on distingue, on découvre !

Et donc, au bout du compte, je rapproche, je joins, je réunis, je concilie, je réconcilie, j'accorde, je marie !

Mais bon, je cache quelque chose, c'est sûr ...

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26 juin 2018

mon actualité

mes expos de l'été

en juillet : je suspends les fringues de mon vestiaire au porte-manteau d'Élodie Chosson

à la Galerie Wam Créateurs de Cahors

le vernissage est le vendredi 6 juillet à partir de 18h30

wam com

le 10 juillet je me met sur mon 31 pour entrer dans l'Histoire de l'Art

le temps de la conférence de Geneviève Besse-Houdent !

en août : j'installe indiens et autres figures de l'Ouest américain, Billy the Kid et Cie

chez Victor et Marylise Brureau au domaine de Peyres Combe à Andillac !

carton Victor copie

bien sûr vous êtes invités !

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01 juin 2018

mon actualité/Billy the Kid and Coe

Billy the Kid and Coe

farwest

 

En dessins appliqués, d'après des photos de l'époque, j'ai fait les portraits de Billy the Kid, de Calamity Jane, de Wild Bill Hickok, de Butch Cassidy, de Georges Amstrong Custer, de Buffalo Bill, de Red Cloud, de Sitting Bull, de Géronimo, de Chef Joseph, de Garfield ( il n'y a pas de photos de Crazy Horse qui a toujours refusé de poser pour le photographe au visage pale de peur qu'il ne lui vole son ombre. )

Des bandits, des hors-la-loi, des renégats, des shérifs aux gâchettes sensibles, des justiciers, de fins tireurs, des Sioux, des Cheyennes, des Apaches, des squaws apeurées, des tuniques bleues, des éclaireurs, des Sudistes et des Nordistes, des traités de paix, des déclarations de guerre, des batailles de Little Big Horn, un Grand Sachem, des chasseurs de bisons, des mustangs indomptables, des chariots de conquête de l'ouest, des chercheurs d'or, des attaques de banques, des diligences, des trains poursuivis, il y a tout ça dans la cour de l'école de la République des années cinquante dans ce pays de France fraîchement sauvés de la Germanie par les Ricains ( dit le chanteur ) Les légendes de l'Ouest américain accompagnent nos chevauchées fantastiques autour des platanes de Monument Valley jusqu'à ce que le coup de sifflet du Maître stoppe le western et rallume les lumières. Fin de la récrée !

Billy the Kid aurait été vu dernièrement à Santa Fe, à Parkland, à Sutherland Springs, à Las Végas, à Orlando, à Paris.

voir sur mon site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06 avr. 2018

chien rouge + chute envol

 j'avais une dizaine d'années il me semble

mon père me montrait Paris, sa ville,

 nous allions de monuments en monuments

 de musées en musées

 au pas de course mais on les a tous vus

 enfin les plus illustres à cette époque

 celui de l'Homme, les Invalides avec le tombeau de Napoléon

 Carnavalet, Grévin, Versailles, etc

 au Louvre j'ai vu la Joconde bien sûr, la Vénus de Milo

 et la Victoire de Samothrace au sommet de son grand escalier

 

victoire

j'ai peint une série de cartons pour parler d'elle

je mets toujours en introduction une manière de poème :

chute et l'envol

parvenue nue au sommet du grand escalier Daru

soulevée par un formidable déluge

sa barque de marbre gris de Rodhes échouée là

la victoire déploie ses ailes de pierre symétriques

29 tonnes hauteur 5,57 mètres envergure 2,50 mètres hauteur

après hésitations celles de l'homme volant depuis la tour Eiffel

se jette dans le vide

qui fouillera sa tombe dans 1000 ans

lui permettre de revoir le soleil de Samothrace

le lièvre insolite la fuite est son quotidien

embarque

le vol

Cet hiver j'ai peint une série de cartons évoquant Pompéï et l'irruption du Vésuve, la ville est peuplée de centors, ( G, 8 ans, l'écrit comme ça, j'ai adopté son orthographe, avec sa permission )

ça flambe, le rouge domine !

Ça s'appelle CHIEN ROUGE ( on a moulé le corps d'un chien dans un creux funeste laissé par les cendres )

CHIEN ROUGE

Mimoun soldat de Marathon

bétail immobile chien rouge courir Mimoun courir soldat de Marathon femmes bras au ciel petit centor de Lupertz couronné chimères tortes monstres tors reviennent de chasses imbéciles fiers de leurs maigres érections se haussent et trônent sur de lourdes enclumes dorées burlesques podiums socles saugrenus rois sans bras veillés par les corneilles sibylles ciel rouge ciel noir plafond bas rien ne bouge barques vides

les cendres d'un vésuve hirsute recouvrent leurs banquets pour quinze siècles

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On peut en voir plus sur mon site : http://jacques-trouve.odexpo.com 

ou ici à l'atelier, si vous passez par nous : 26 chemin de Rouquette 81130 Villeneuve sur Vère 05 63 56 87 43

 

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26 sept. 2016

Mythologies

Mythologies

le mur 1

j'ai peint une série de cartons

que l'on peut installer bout à bout

ça fait un long mur de peinture

le bleu et l'orangé dominent

c'est mon Lascaux, ma petite mythologie personnelle

avec mes dieux, mes déesses

des monstres et des héros

il fait le récit de mon antiquité

il raconte que quand j'étais enfant, j'étais sioux

j'étais le petit-fils d' Alexandre Sitting Bull

qui avait vaincu le Général Custer à la bataille de Verdun

le jeudi, quand il n'y avait pas d'école

j'allais voir Picasso dans son atelier

qui me donnait du papier et des couleurs

j'avais le droit de regarder le modèle et de la dessiner

je devais retourner en Amérique

et puis, sans y prendre garde, je suis devenu peintre ...

( l'ensemble est actuellement installé au Centre Culturel G. Alauzet à Rieupeyroux 12240 jusqu' au 24 novembre 2016 )

voir fiche expo Rieupeyroux

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